Une naissance est  l’un des plus  beaux moments. Mais c’est aussi un évènement qui exerce une forte pression sur le budget familial. D’où la nécessité d’anticiper les différentes dépenses liées à l’arrivée d’un enfant.

De l’habillement à la préparation des repas, en passant par les frais de garde d’enfant et les divers biens d’équipement de la maison, l’arrivée d’un enfant dans un foyer s’accompagne de très nombreuses dépenses, dont certaines n’étaient pas forcément prévues.

De plus, certains achats sont destinés à être utilisés pendant une durée très courte, rendant d’autant plus nécessaire l’optimisation du budget bébé.

 

#1 - Épargner suffisamment tôt pour disposer d’un matelas de sécurité

Siège auto, lit à barreaux, robot cuiseur, chaise haute : on pense immédiatement aux postes de dépenses les plus importants liés à l’arrivée de bébé. Mais c’est oublier les diverses dépenses du quotidien (lait en poudre, petits pots…). Sans omettre les incontournables achats « coup de cœur », notamment au rayon vêtements, qui ne font qu’alourdir la facture finale.

Dans ces conditions, mieux vaut ne pas attendre le dernier moment pour épargner. Il est conseillé de mettre de côté, sur un livret d’épargne ou un autre placement sécurisé, un certain montant mensuel pendant les mois qui précèdent la naissance. Rapprochez-vous de votre conseiller pour savoir comment mettre en place des versements programmés.

 

#2 - Anticiper les frais liés à la garde du bébé

Selon le mode de garde choisi (crèche publique ou privée, assistante maternelle, garde d’enfant à domicile…), le coût peut varier du simple au double, voire au triple avec un impact fort sur votre trésorerie. Il faut également intégrer dans vos simulations le facteur fiscal, le montant du crédit d’impôt pouvant varier sensiblement d’une situation à l’autre.

Pour savoir à quoi vous en tenir, anticipez et n’hésitez pas à utiliser les différents outils à votre disposition (calculette permettant de déterminer le salaire brut de la nounou, simulateur d’impôt sur le revenu…) afin d’estimer vos dépenses futures.

 

#3 - Se renseigner sur les différentes aides et prestations

Indemnités de congé maternité pendant la grossesse, prime à la naissance ou à l’adoption, aides destinées à couvrir une partie des frais de garde : de nombreuses prestations sont destinées à aider les jeunes parents. Si la dématérialisation des démarches a permis de simplifier considérablement les modalités pour bénéficier de ces aides, un effort d’appropriation est toute de même nécessaire de la part des bénéficiaires.

Quel organisme gère et/ou verse la prestation ? Quelles sont les conditions à remplir ? Combien de temps à l’avance faut-il faire la demande ? De nombreux renseignements  sont disponibles sur les sites de Service Public et de Pajemploi.

 

#4 - Optimiser ses dépenses pour se concentrer sur l’essentiel

Les premières années d’un enfant sont généralement, avec la période des études, les plus coûteuses pour les parents. Le budget familial est soumis à une forte pression, le versement différé des différentes aides et prestations évoquées plus haut pouvant notamment conduire à d’importants décalages de trésorerie.

Vous devrez peut-être renoncer à certains loisirs ou dépenses personnelles. Vous pouvez également limiter les achats en louant ou en empruntant auprès de vos proches du matériel de puériculture, des vêtements… Là encore, mieux vaut anticiper pendant que vous avez encore du temps disponible !

 

#5 - Faire une liste de naissance

C’est un moment que de nombreux parents apprécient avant une naissance : la création de la liste de cadeaux offerts par la famille, les amis ou les collègues de travail. Profitez-en pour orienter les choix vers ce dont vous avez le plus besoin. C’est le meilleur moyen pour éviter de recevoir en présent des vêtements que votre bébé ne pourra jamais porter, ou encore des jouets en triple exemplaire.

Vous l’aurez compris, si une naissance est avant tout un moment de bonheur, elle a aussi un coût. D’où l’importance de lister et de prévoir les différentes dépenses pour pouvoir vous consacrer à l’essentiel le jour J : l’arrivée de votre enfant.

 

L’info en +

Qui a droit au supplément familial de traitement (SFT) dans la Fonction publique ?

Le SFT est accordé à l’agent fonctionnaire ou contractuel ayant au moins un enfant à charge. Lorsque les deux parents sont des agents publics, le SFT est versé à un seul parent. La demande doit être formulée par écrit auprès du service des ressources humaines. Bon à savoir, si le conjoint de l’agent exerce son activité professionnelle dans le secteur privé et bénéficie aussi d’une prestation similaire au SFT, le cumul est autorisé.

 

Crédits : iStock / LightFieldStudios

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