Le point d'indice : au cœur du calcul de la rémunération des agents publics

La rémunération de tous les agents publics est établie sur la base du point d'indice, un mécanisme qui permet de garantir une équité de traitement entre tous, en évitant des disparités salariales arbitraires. Le but est d’assurer une égalité de traitement entre les agents, fondée sur des règles communes, ainsi qu’une transparence et une évolution de carrière prévisible sur la base de critères objectifs.

 Les éléments accessoires de rémunération

 

Ces derniers dépendent de la situation familiale et géographique :

  • L'indemnité de résidence, dont le montant est calculé en fonction de la zone territoriale où est exercée la fonction,
  • Le supplément familial, qui dépend du nombre d'enfants de moins de 20 ans à charge,

Peuvent s'y ajouter d'autres éléments accessoires liés aux conditions d'exercice de la fonction, à des tâches spécifiques ou des frais divers :

  • L'indemnité de télétravail (maximum de 253,44 euros/an),
  • Le remboursement éventuel des frais de transport domicile/travail,
  • Le forfait mobilité durable pour ceux utilisant le vélo ou le covoiturage (maximum de 300 euros/an),
  • La nouvelle bonification indiciaire perçue par les agents exerçant certaines fonctions présentant une technicité particulière ou travaillant dans des zones spécifiques comme les quartiers prioritaires de la politique de la ville,
  • Le complément de traitement indiciaire, versé depuis 2020 aux agents des hôpitaux et des EHPAD, a depuis été étendu à ceux exerçant au contact de publics sensibles, qui bénéficient de 49 points d’indice majoré complémentaires,
  • Les heures supplémentaires éventuelles,
  • Les périodes d'astreinte.

 

Comment fonctionne une grille indiciaire ?

 

Sur quels critères repose une grille indiciaire ?

Les grilles indiciaires déterminent la rémunération de base des agents des 3 fonctions publiques : d'État, hospitalière et territoriale. Elles constituent un des fondements du statut général des fonctionnaires.

Elles sont établies sur la base :

  • du corps d'appartenance (pour la FPE et la FPH et par exception pour la Ville de Paris) ou du cadre d'emploi (FPT) ;
  • de la catégorie d'emploi : A, B ou C en fonction du niveau de recrutement et de diplôme exigé ;
  • du grade du fonctionnaire : chaque corps ou cadre d'emploi comprend un ou plusieurs grades accessibles par concours, promotion interne ou avancement ;
  • de l'ancienneté : chaque grade est composé d'échelons correspondant à une durée d'exercice de la fonction.

Sur la base de ces critères, les différentes grilles permettent de calculer le traitement de base de chaque fonctionnaire et dessinent de façon prévisible leur trajectoire professionnelle.

Que contient une grille indiciaire ?

Concrètement, une grille indiciaire est établie pour chaque grade d’un corps ou d'un cadre d'emploi de fonctionnaires.

Elle liste :

  • l’ensemble des échelons accessibles,
  • la durée nécessaire pour passer d'un échelon au suivant,
  • ainsi que l’indice brut et l’indice majoré correspondant à chaque échelon.

La valeur annuelle brute du point d’indice est fixée par décret. À chaque indice brut correspond un indice majoré, établi selon un barème lui aussi défini par décret.

Plus vous disposerez d'un apport personnel conséquent, plus votre dossier aura de chance d'être accepté. Celui-ci doit représenter au moins 10 à 15% du montant total de votre achat. Cela permet de couvrir les frais de notaire et rassure les banques sur votre capacité à épargner, donc à honorer vos remboursements.

Le calcul du traitement auquel peut prétendre chaque agent suit une logique mathématique. Il est égal à la valeur mensuelle du point d’indice multipliée par l'indice majoré de l'agent.

Actuellement, la valeur du point s’élève à 4,923 euros depuis juillet 2023.

Cette formule détermine le traitement indiciaire brut mensuel de chaque agent, auquel peuvent s'ajouter des primes et divers éléments accessoires de rémunération.

 

Les régimes indemnitaires

 

Pour déterminer la rémunération globale perçue par chaque agent, il faut enfin ajouter des primes et indemnités régulières ou ponctuelles.

Le régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel (RIFSEEP) est l’outil ayant remplacé la plupart des primes et indemnités existantes dans la fonction publique de l’État et la fonction publique territoriale. Il repose sur la prise en compte de 3 critères :

  • L’encadrement, la coordination ou la conception ;
  • La technicité, l’expertise, l’expérience ou la qualification nécessaire à l’exercice des fonctions ;
  • Les contraintes particulières et le degré d’exposition du poste.

Le complément indemnitaire annuel (CIA) est une prime facultative, intégrée dans le RIFSEEP.

Il prend en  compte  l’engagement professionnel et  la manière de servir du fonctionnaire évalués lors d’un entretien professionnel annuel mené par le supérieur hiérarchique direct.  

 

Quelle rémunération selon la grille indiciaire ?

Le grade A, B ou C, établi en fonction du niveau de responsabilité, et l’échelon, qui dépend de l’ancienneté, déterminent l’indice majoré de chaque agent et conditionnent son traitement indiciaire brut mensuel. Pour aller plus loin, il est possible de consulter les grilles indiciaires complètes sur Emploi-Collectivités.

 

Comment calculer sa rémunération dans la fonction publique ?

Le traitement indiciaire brut mensuel (TIBM) est obtenu en multipliant la valeur de l'indice majoré (IM) de chaque agent par celle du point d'indice en vigueur. En 2026, TIBM = IM × 4,923 euros.

Pour un attaché 1er échelon disposant d'un indice majoré de 390, le TIBM est donc égal à 390 × 4,923 euros = 1 919,97 euros.

Pour un technicien 4ème échelon disposant d'un indice majoré de 361, il est théoriquement égal à 361 × 4,923 euros = 1 777,20 euros mais, afin d'éviter des rémunérations inférieures au SMIC, une indemnité différentielle est versée aux agents dont l'indice majoré est compris entre 366 et 370. L'agent touchera au minimum 1 823,03 euros bruts.

Il faut ensuite ajouter à cette somme :

  • Une éventuelle indemnité de résidence qui varie de 0 à 3 % du TIBM en fonction du lieu d'habitation de l'agent (3 % en Île-de-France),
  • Une éventuelle indemnité de fonction, de sujétion et d'expertise (part du RIFSEEP) versée en fonction du poste occupé et de l'expérience acquise,
  • Un éventuel supplément familial de traitement, qui dépend du nombre d'enfants à charge,
  • Une indemnité compensatrice de CSG créée pour compenser la hausse de CSG sur la rémunération nette.

 

FAQ

 

Comment connaître son indice majoré ?

Il figure sur votre fiche de paie, dans les grilles indiciaires publiées par le ministère de la Fonction publique, ou dans le cadre réglementaire de votre corps de métier.

Comment évolue la rémunération des agents ?

Elle dépend avant tout de l'évolution du point d'indice, fixé par décret. Des primes et indemnités complètent la rémunération de base. La progression de carrière permet d'augmenter régulièrement le traitement.

Le point d'indice augmente-t-il ?

Le point d’indice de la fonction publique est gelé depuis janvier 2024. La valeur brute du point d'indice est fixée depuis à 4,923 euros (3,907 euros net). La valeur annuelle du traitement pour l’indice 100 majoré s'établit à 5 907,34 euros. Depuis janvier 2026, une indemnité différentielle a été créée afin de garantir qu’aucun agent public ne soit rémunéré en dessous du SMIC.

Quelle différence entre traitement et salaire ?

Le traitement d'un fonctionnaire est fixé par des dispositions législatives ou réglementaires, tandis que le salaire dans le privé résulte d'un contrat entre employeur et employé.

Voir aussi