Dans quel état d’esprit abordez-vous le Traditour 2026 ?
L’état d’esprit est différent de celui de l’an dernier, parce que nous ne sommes plus exactement le même équipage. Nous avons progressé, et nous continuons à progresser. Cela se voit dans nos résultats, mais aussi dans notre manière de naviguer et de nous préparer.
Le niveau a monté cette année. Pour être devant et y rester, les erreurs sont beaucoup moins pardonnées qu’avant. C’est plus exigeant, mais je pense que tout le monde peut y arriver à condition d’être régulier, de prendre les bonnes décisions au bon moment et de garder un bon état d’esprit. Le plaisir compte énormément sur une épreuve comme le Traditour. Nous allons faire au mieux pour représenter la Banque Française Mutualiste.
Quand vous dites que l’équipage a changé, qu’est-ce que cela signifie concrètement ?
Les piliers sont toujours là. Nous avons perdu un membre, mais surtout revu l’organisation des postes. Ce sont globalement les mêmes personnes, simplement avec une gestion différente de l’équipage. Et je pense que nous avons beaucoup gagné là-dessus.
Chacun a progressé dans son rôle, mais c’est surtout le management et l’organisation collective qui nous permettent aujourd’hui d’être plus performants avec les mêmes gars. Nous naviguons aussi sur le même bateau, avec un jeu de voiles neuf prévu juste avant le Traditour pour arriver au départ dans les meilleures conditions possibles.
Pour cette deuxième participation, ressentez- vous davantage d’excitation, plus d’envie de gagner ou plus de pression ?
Je pense que, pour l’équipage, il n’y a pas vraiment de pression. En revanche, il y a clairement plus d’envie de gagner. Les gars ont goûté au fait de jouer devant et ils deviennent de plus en plus compétiteurs. On sent que ça les agace davantage quand on se rate ou quand on sort du top 5.
C’est une bonne chose, parce qu’ils ont gagné en motivation et en combativité. L’année dernière, dans les moments durs, on pouvait parfois voir des visages marqués. Aujourd’hui, je vois surtout des gars qui ont envie d’aller chercher quelque chose. De mon côté, je préfère ne pas me mettre de pression excessive. Bien sûr, on peut se dire qu’après avoir frôlé la victoire en 2025, il faudrait absolument gagner cette année, mais je préfère rester concentré sur notre progression et sur ce que l’on maîtrise.