Si elle part d’une intention louable, l’indemnité de résidence n’a aujourd’hui que peu d’efficacité pour combler les inégalités de loyer entre fonctionnaires. Et pour cause: le dispositif actuel s’appuie sur un zonage qui date de l’après-guerre. Depuis, les classifications n’ont pas été changées depuis 2001, soit 20 ans…. Les prix de l’immobilier, eux, ont été complètement bouleversés.
Il existe aujourd’hui plusieurs incohérences flagrantes, notamment certaines villes de France où aucune indemnité de résidence n’est prévue, malgré le prix des loyers. Biarritz, par exemple, a vu les prix l’immobilier augmenter de 25% en cinq ans mais aucune indemnité de résidence n’est prévue pour les fonctionnaires biarrots. Même situation pour les agents de Bordeaux, qui reste l’une des agglomérations les plus chères de France. À l’autre extrême, on trouve certaines zones où les fonctionnaires bénéficient d’une indemnité de résidence alors qu’ils résident dans des départements peu ou pas du tout concernés par la crise du logement. Régulièrement demandée, la réforme de ce dispositif n’a, pour l’heure, pas été au programme des différents gouvernements.