Parallèlement à cette protection institutionnelle, plusieurs associations catégorielles offrent également – grâce aux dons et subventions qu’elles reçoivent et/ou aux partenariats qu’elles ont mis en place – un appui non négligeable aux enfants endeuillés. Parmi elles, l’Œuvre des orphelins de la préfecture de police(3), l’Œuvre des pupilles orphelins et fonds d’entraide des sapeurs-pompiers de France (ODP) (4) ou encore l’Association pour le développement des œuvres d’entraide dans l’armée (ADO) (5).
Cette dernière, qui dit soutenir actuellement 800 orphelins, accompagne les enfants de militaires défunts, quelle que soit la cause du décès (en service ou hors service). « Dans les faits, nous sommes surtout présents dans les cas où le parent a disparu pour d’autres raisons que celles liées au service – suicide, maladie ou accident, précise le général Robert Hérubel, délégué général de l’ADO. En effet, dans ces circonstances, l’accompagnement de l’État est par nature moins développé et ces familles monoparentales se retrouvent souvent dans des situations financières très délicates. »
L’association propose notamment, entre autres aides, un système de bourse pour permettre aux jeunes les plus en difficulté de s’engager dans des études supérieures ou une formation professionnelle qualifiante. Sélectionnés sur dossier, ceux-ci peuvent se voir offrir une allocation annuelle de 5 000 euros en moyenne pour mener à bien leur projet. « Je me souviens d’une maman qui nous avait confié que l’existence même de cette bourse avait été l’occasion d’aborder le sujet compliqué de l’orientation avec ses adolescents, raconte Robert Hérubel. Ce dispositif, qui est fondamentalement financier, va finalement au-delà… Même si nous ne sommes pas des professionnels de l’accompagnement psychologique, les relations que nous créons, dans la durée, avec ces familles, leur permettent de se sentir moins seules. »